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27 Sep 2021

« Chèque bureau universel » : futur sésame du salarié nomade ?

Depuis quelques mois, l’idée d’un dispositif permettant aux salariés d’accéder à des tiers lieux pour travailler fait son chemin. Si ses contours restent à préciser, elle offre des perspectives prometteuses en termes de réponses aux attentes de flexibilité et d’autonomie – à condition de convaincre les employeurs…

Fin août, l’association France Tiers-Lieux a remis au gouvernement le rapport « Tiers lieux, nos territoires en action », avec l’ambition d’inventer de nouvelles manières de travailler, tout en favorisant le lien social. Le rapport recommande notamment la création d’un « chèque bureau », inspiré du ticket-restaurant, qui permettrait aux salariés d’accéder à ces espaces partagés lorsqu’ils ne vont pas au bureau. Deux mois plus tôt, 33 personnalités du monde de l’entreprise avaient déjà diffusé une tribune dans la presse dans le même but.

Le « chèque bureau » serait émis par l’employeur, ou par une entreprise spécialisée, et dépendrait d’un cofinancement par l’employeur, l’État et les collectivités locales, et en cas d’accord d’entreprise, par le comité social et économique. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de l’accord national interprofessionnel, signé fin 2020 par les organisations syndicales, qui prévoyait déjà la possibilité de télétravailler ailleurs qu’au domicile.

Un atout pour améliorer l’expérience collaborateur

L’objectif est donc de répondre à celles et ceux qui aimeraient travailler à distance mais n’ont pas un logement adapté – manque de place, mauvaise connexion internet…  Avec ce « chèque bureau », tout salarié pourrait accéder au bureau de proximité de son choix, dans un espace de coworking, un hôtel ou tout autre type de tiers-lieu.

La crise sanitaire et ses conséquences sur l’organisation du travail ont en effet rebattu les cartes : les locaux de l’entreprise n’ont plus vocation à être les seuls lieux envisageables pour travailler. D’ailleurs, comme le révèle le baromètre Parlons RH 2021, 56 % des décideurs des ressources humaines souhaitent améliorer l’expérience collaborateur en mettant en place des dispositifs pour mieux tenir compte de la vie personnelle des collaborateurs.

Des impacts positifs du « chèque bureau », côté salarié et côté entreprise

Le principe du « chèque bureau », dont les contours restent à préciser, offre plusieurs avantages au salarié en télétravail : d’abord, lui donner davantage de souplesse et d’autonomie dans son organisation – à l’image du compte personnel de formation, qui visait à responsabiliser les salariés en les rendant acteurs de leur développement professionnel. Il permettrait également de contribuer au maintien de la vie sociale des télétravailleurs, un point de vigilance important pour les entreprises engagées en faveur du bien-être de leurs collaborateurs. Dans les tiers lieux, moins d’isolement !

Du côté des entreprises, la plus-value pourrait porter sur le niveau d’engagement des salariés et leur fidélisation. Rien de surprenant : un collaborateur qui voit son entreprise prendre soin de lui est davantage motivé pour remplir ses missions. Un autre atout non négligeable est l’intérêt du « chèque bureau » dans la politique de RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise) ; en contribuant au développement du télétravail, il entraînerait une baisse des déplacements inutiles et donc une diminution de l’empreinte carbone de l’entreprise.

Des freins qui restent à lever

Plusieurs points de vigilance restent en suspens à ce stade. Par exemple, quelle proportion de salariés serait intéressée par cette option ? Entre ceux qui préfèrent se rendre au bureau et ceux qui privilégient le home office, il reste à déterminer si cette alternative séduit suffisamment de collaborateurs pour justifier sa mise en place. Surtout, le principal point d’interrogation concerne la question du financement. Comme le ticket-restaurant, le « chèque bureau » va-t-il impliquer un reste à charge pour le salarié ? Par ailleurs, certains représentants syndicaux s’interrogent sur les conséquences d’une éventuelle participation financière de l’État ou des collectivités publiques. L’entreprise, qui est normalement responsable des coûts associés à l’activité de ses équipes, pourrait y voir un effet d’aubaine pour céder des actifs immobiliers et inciter davantage de salariés au télétravail.

Mais le principal défi pourrait bien consister à convaincre les employeurs, encore frileux face à des modalités innovantes d’organisation du travail. D’après un sondage proposé par le cabinet de conseil Génie des Lieux à près de 4 000 salariés et dirigeants, seuls 24 % d’entre eux envisagent de permettre à leurs collaborateurs de télétravailler dans des espaces de coworking à proximité de leur domicile. Ce n’est sans doute qu’une question de temps : 61 % des personnes interrogées estiment déjà que cette option sera incontournable dans un futur proche.



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